" Les Métamorphoses "

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Chef d'orchestre assistant et coordinatrice : Blanche Stromboni En janvier 2018, Opéra Nomade – qui travaillait depuis plusieurs années avec des orchestres constitués que la compagnie engageait pour ses tournées – a fait le pari un peu fou de créer son propre orchestre fonctionnant sur le principe d’un pool d’une cinquantaine de musiciens choisis non seulement pour leurs capacités techniques et musicales individuelles, mais aussi par celle d'aborder dans une perspective historiquement informée sur instruments modernes des œuvres allant des classiques aux compositeurs du XXème siècle. Constitué sous le nom « Les Métamorphoses », ce jeune et brillant orchestre peut ainsi parcourir un vaste répertoire allant des Métamorphoses de Dittersdorf à celles de Richard Strauss ou de Walter Braunfels. Dès ses débuts en janvier 2018, la jeune phalange s'est immédiatement fait remarquer par l’enthousiasme qui la portait dans « La Flûte enchantée » de Mozart en tournée française, et le « Barbier de Séville » de Rossini en tournée française et au Luxembourg. La presse a aussi souligné son engagement dans un programme consacré à « Vienne » à l’Opéra de Clermont-Ferrand en mars 2018 avec des œuvres vocales et symphoniques de Gustav Mahler, Franz Schreker et Alexander von Zemlinsky, se mettant ainsi au service d’un autre projet de leur chef Amaury du Closel, celui de la redécouverte des voix étouffées par les totalitarismes européens du XXème siècle. Ce dernier programme a été repris au Festival de la Chaise-Dieu le 25 août 2018 avec le baryton coréen Jiwon Song, Premier Prix du 25ème Concours international de chant de Clermont-Ferrand. Dès sa seconde année d'existence, Les Métamorphoses recueille le même accueil dans Madama Butterfly de Puccini en tournée nationale (10 représentations), coproduction d'Opéra Nomade et du Centre Lyrique Clermont-Auvergne. Il présentera plusieurs programmes représentatifs de sa diversité - Rachmaninov et Gershwin, et un programme autour de la première Ecole de Vienne - dans divers festivals (Chaon, Académie Lyrique, Poitiers). Il est désormais l'orchestre en résidence du Forum Voix Etouffées, avec un répertoire consacré aux compositeurs victimes des totalitarismes européens du XXème siècle. Ils en ont pensé : La Flûte enchantée (2018) : "L'Orchestre Opéra Nomade (Les Métamorphoses) fait oublier ses effectifs limités par une splendeur sonore indéniable..." Jean-Luc Macia, Opéra Magazine mai 2018 "Amaury du Closel peut légitiment partager la couronne. Il conduit sans ciller l’Orchestre Opéra Nomade d’une battue vigoureuse. Sa dynamique narrative enflamme les pupitres des vents et pousse les cordes dans leurs retranchements. L’orchestre prend manifestement plaisir à saisir ainsi traits et accents à bras le corps afin d’exalter les phrasés." Roland Duclos, Opéra Magazine 11 avril 2018 "Le plateau vocal ne peut pas souffrir des attentifs et excellents musiciens de l'Opéra Nomade sous la direction d'Amaury du Closel, fin connaisseur du répertoire mozartien. Les intentions de l'orchestre sont toujours claires, les accents et les couleurs soignés, les traits précis, particulièrement chez les cordes... Jamais on ne peut se plaindre d'un mauvais équilibre avec le plateau." Olyrix mars 2018 Madama Butterfly (2019) : "En fosse, l’orchestre Les Métamorphoses (une trentaine de musiciens) est admirablement dirigé par Amaury du Closel. Beaucoup de professionnalisme, une grande précision rythmique, mais surtout un vrai sens dramatique, avec une respiration large et sensuelle qui porte le plateau." Jacques Bonnaure – Opéra Magazine "L’effectif réduit des chœurs, ici limités à huit voix féminines puis deux masculines, comme de l’orchestre Les Métamorphoses composé d’une petite trentaine de musiciens, ne dénature pas le dramatisme de Puccini grâce au sérieux et à l’investissement d’une fosse menée efficacement par Amaury du Closel. Évidemment, l’ampleur orchestrale n’est pas attendue, mais les envolées tragiques de l’ouvrage répondent à l’appel, cette configuration donnant aussi toute sa délicatesse au chœur de femmes du premier acte, comme à la coloration orientale sortie tout droit de l’imagination de Puccini." Res Musica "Les conditions matérielles du spectacle obligent également de réunir un orchestre de taille relativement modeste (mais il ne s’agit en aucun cas d’une version réduite de la partition). Le petit nombre d’instruments à cordes (une seule contrebasse !) crée un rapport nouveau entre les familles instrumentales qui permet d’apprécier sous un nouvel angle les harmonies de Puccini et de goûter à la beauté de certains pupitres (le hautbois solo et les clarinettes, en particulier, d’une belle couleur et d’une belle sensibilité). Amaury du Closel, à la tête de l’orchestre Les Métamorphoses, réussit à maintenir l’équilibre entre la fosse et le plateau sans jamais se priver des élans qui, chez Puccini, ont toujours de la tenue ; bien dirigé, Puccini n’est jamais déboutonné." https://www.webtheatre.fr/Butterfly-au-Beffroi